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Peintures et villes d'Europe
PREMIERS PAS - VAN GOGH - LA MAJA NUE - GOYA - PRES DES FLEURS - CLAUDE MONET CORDOUE - FLORENCE - ISTANBUL - LISBONNE - LONDRES - PARIS TALLINN - VENISE - VIENNE
LES PLUS BELLES PEINTURES LA MAJA NUE En dehors du peintre espagnol Velazquez, la représentation d'un nu féminin est une chose rare dans la peinture espagnole. Goya ici se montre subversif. Ce n'est pas une beauté idéalisé qu'il présente, mais une femme réelle, désireuse. Son regard est tournée vers le spectateur, plein de charme. Plécée au milieu d'étoffes soyeuses et sensuelles la beauté de cette jolie Espagnole éclate.
 LA MAJA VETUE
Un ingénieux système de poulies permettait à Godoy, prince de la paix et comanditaire de cet oeuvre de cacher la maja nue aux regards indiscrets grace à cette maja vêtue de même format. La comparaison de ces deux tableaux exposés au musée du Prado à Madrid rend la nudité de la jeune femme encore plus troublante.
L'histoire de cette oeuvre Goya a peint Pepita Tudo, une jeune Andalouse originaire de Cadix. Elle était la maîtresse de Godoy comanditaire de l'oeuvre. Pour s'éviter les critiques de l'Inquisition particulièrement intolérante sur ce genre de sujets considérés comme érotiques, Godoy accrochait ses tableaux dans un cabinet intérieur de son palais, face à la Vénus au miroir du peintre Velazquez que lui avait offerte la duchesse d'Albe amante de Goya et dont on a longtemps cru qu'elle était le modèle de cette oeuvre.

 La Vénus au miroir de Velazquez - La Vénus présentée dans une pose sensuelle et érotique semble pourtant chaste. Cupidon, désarmé, sans arc ni flèche, tient un miroir, les mains attachées par des liens roses fragiles. Condamné à ne faire rien, il est complètement immergé dans la contemplation de la belle déesse. Tributaire du puritanisme religieux, l'art espagnol compte peu de nus féminins. Les artistes qui du temps de l'Inquisition osaient des peintures licencieuses ou immorales étaient excommuniqués, condamnés à de lourdes amendes et bannis. La vénus fut répertoriée en 1651 dans la collection que possédait le jeune fils du Premier ministre de Philippe IV, jeune homme connu pour être à la fois mécène et coureur de jupons. Il allait par la suite devenir marquis de Carpio puis vice-roi de Naples, et c'est très certainement sa présence à la cour qui lui permis de commander un tableau de ce genre sans être inquiété par l'Inquisition.
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Biographie de Francisco Goya
En 1763, le jeune Francisco, qui a commencé son apprentissage artistique dans l'atelier de José Luzan, part pour Madrid en vue d'entrer à l'Académie San Fernando. Il échoue mais persiste dans cette voie et rencontre le peintre Francisco Bayeu qui lui met le pied à l'étrier.
Premières oeuvres, et entrée remarquée dans le milieu artistique. Les commandes se multiplient. De 1799 à 1807, Goya atteint les sommets en peignant des portraits de la famille royale. Mais à partir de 1808, Napoléon occupe Madrid et chasse le roi, le peuple se révolte. Goya s'engage contre la guerre et grave notamment une série d'estampes pour dénoncer l'horreur du combat (' Les Désastres de la guerre'). Il reste néanmoins attiré par le libéralisme français.
Pacifiste, il s'attaque autant aux envahisseurs français qu'aux guérilleros espagnols. En 1819, gravement malade, il échappe de peu à la mort. Il continue de peindre : autoportraits, estampes énigmatiques (' Disparates').
En 1824, craignant pour sa vie et celle de sa famille, Goya le libéral s'exile en France, d'abord à Paris puis à Bordeaux, où il peint jusqu'à sa mort l'année suivante. D'abord peintre talentueux et frivole, Goya devient ensuite un témoin engagé des événements de son époque : son style et ses thèmes auront constamment évolué au fil de sa vie. Pionnier de l'art moderne, sa proximité avec le peuple en a fait l'un des artistes les plus populaires en Espagne.
Biographie réalisée par le site web EVENE
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